Comment choisir son poêle ?

→ Puissance

Est-ce votre principale source de chaleur ou est il destiné à servir de chauffage d’appoint pour le plaisir d’admirer les flammes ?

La réponse est essentielle pour le choix de votre poêle. La puissance du poêle est mesurée en Kw. Le nombre de Kw exprime la quantité de chaleur dégagée par le poêle. Le principe de base est que 1 Kw peut chauffer une pièce de 10 à 15 m² ayant un plafond de hauteur standard (2,5 m) selon le degré d’isolation de l’habitation et de sa situation géographique.

Il ne faut pas surestimer la puissance nécessaire. Un poêle ayant une puissance nominale trop importante conduira à une utilisation systématique à allure lente (puissance minimum). Il faut savoir que dans ces conditions les rejets à l'atmosphère sont plus importants. Le conduit de cheminée s'encrasse plus vite et nécessite des ramonages plus fréquents.

Ce mode de fonctionnement s’apparente alors à un fonctionnement appelé  « feu continu » (ou plutôt braises continues). Il consiste à faire en sorte qu’un poêle  brûle du bois sur une longue période (souvent la nuit) en produisant une chaleur faible.

Pour obtenir cet effet, il faut charger le poêle à son maximum et fermer les arrivées d’air. La combustion sera alors lente. Cette utilisation était surtout en vogue dans les années 70-80 et encore quelque peu aujourd’hui malheureusement.

Techniquement, il est fortement déconseillé de faire fonctionner un poêle à bois de cette façon, puisque la combustion n’est pas complète ; elle est même catastrophique d’un point de vue économique et environnemental.

Que se passe-t-il lors d’une combustion lente ?

Comme cette utilisation oblige à fermer les arrivées d’air, le feu s’étouffe. La température de combustion est alors sous le point d’ignition des produits volatils. En réalité, cette utilisation transforme les poêles en fabriques à charbon et fumées. Ils émettent beaucoup de sous-produits de combustion non oxydés, le goudron entre autres qui deviendra du créosote en se condensant sur les parois froides du conduit de fumée. Quant au carbone, faute d’oxygène, il se transformera en CO (monoxyde de carbone) et en particules de suie. Une fumée visible, plus ou moins noirâtre, sortira alors de la cheminée, causée par le passage de la combustion en mode carbonisation.

La combustion « lente » allonge donc le temps de dégagement de rayonnement infrarouge, mais au prix d’une forte augmentation des polluants tels les particules fines, les COV (composé organique volatil) non brûlés et les HAP (Hydrocarbure aromatique polycyclique ) , en plus de causer du tort aux conduits de fumée en y faisant condenser le créosote.

→ Rendement

Le rendement énergétique est le rapport entre la quantité d’énergie restituée et la quantité d’énergie consommée. Plus le rendement est élevé, plus l’installation optimise le combustible utilisé en distribuant avec efficacité dans l’habitat l’énergie contenue dans le bois.

Les appareils vendus par Comptoir du poêle.com présentent tous un rendement énergétique conforme aux normes en vigueur (rendement supérieur ou égal à 70%).

On peut comparer les rendements des différents types de chauffage au bois : 

TYPE

RENDEMENT

Insert et cheminée ouverte

10 à 15%

Insert et foyer fermé

40 à 70%

Cuisinière à bois

50 à 70%

Poêle à bois bûches

60 à 85%

Poêle à bois à granulés

80 à 93%

Chaudière à bois à bûches

50 à 90%

Chaudière moderne à granulés de bois

85% à 100%

Nota : les rendements de 100% sont obtenus quand la récupération de vapeur d'eau dans les fumées s'effectue.

→ Convection ou Rayonnement ?

La chaleur produite par le foyer d’un poêle à bois se diffuse de plusieurs manières :

♦ Par convection : la convection désigne la transmission de chaleur à l’air ambiant, par le biais de mouvements d’air déclenchés par la circulation de l’air autour du poêle (entre l’extérieur du foyer et l’habillage du poêle). Ce mode de chauffage est rapide mais présente une faible inertie et un confort moindre.

Ces poêles sont en général moins chauds « au toucher » sur les côtés et l’arrière. Ils sont donc plus sécurisants pour les enfants et permettent de rapprocher le poêle au plus près des parois non combustibles (voir la réglementation).

♦ Par rayonnement : le rayonnement (ou radiation) désigne l’émission par une masse (pierre, acier/fonte, céramique) de rayons infrarouges provoquant une chaleur similaire à celle du soleil : la chaleur du foyer est transmise directement aux corps solides qu’elle rencontre, donnant une impression de chaleur plus efficace car l’air reste plus froid.

Les poêles de masse ou  poêles à inertie sont les champions du rayonnement dont l’efficacité est supérieure en termes de sensation de confort dans une habitation.

L’idéal est donc de choisir un poêle qui fonctionne selon ces deux modes qui, associés, permettent un chauffage plus homogène.

→ Acier, céramique ou pierre ollaire ?

Différentes versions possibles existent avec carreaux de céramique, pierre ollaire, revêtement émaillé, chamotte, vermiculite. Le choix est surtout question de style et de design, mais il existe aussi quelques différences factuelles.

Un poêle entièrement acier/fonte se réchauffe plus rapidement qu’un poêle avec céramique ou pierre ollaire. En revanche, il se refroidit aussi plus vite quand le feu est éteint. Les carreaux de céramique et surtout la pierre ollaire mettent un peu de temps à chauffer mais gardent généralement la chaleur plus longtemps, une fois le feu éteint.

Les poêles en pierre ollaire peuvent conserver la chaleur pendant de nombreuses heures. La pièce ou la maison conservent sans problème une chaleur agréable pendant toute la nuit et une bonne chaleur est encore présente le matin.

Si vous recherchez plus d'infos pour choisir votre poêle à bois : quelleenergie.fr


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